Prophétie

Prophétie
Son maître Grash'Kar'aï, lui avait demandé de ranger consciencieusement la bibliothèque. Il disait souvent que cette dernière comportait des informations importantes sur son espèce, et surtout l'histoire du monde. Sans oublier de rappeler à Kaldor que sa pitoyable espèce avait été en tout temps serviteur des elfes noirs, car incapable de se débrouiller seul dans la nature. Et que si à la fin de la journée, le rayon des livres ancestraux n'avait pas été totalement rangé dans l'ordre et dépoussiérer, il lui ferait passer une longue heure sous les coups de fouet.
Kaldor ne dépréciait pas réellement son maître, il était plutôt sympathique pour un maître, si on puits dire, par rapport à ce qu'il avait déjà vu.
Le plus difficile pour lui était de ranger les livres en ne connaissant strictement rien à l'écriture et à la lecture. Les esclaves n'avaient pas le droit au savoir. Ainsi, il se fia aux symboles sur les livres comme il l'avait toujours fait jusqu'alors. Cela n'avait pas semblé déplaire à son maître, du moins si ce dernier prennait le temps de vérifier le travail abbatu. Néanmoins, dans le doute, Kaldor préférait faire de son mieux.
Un étrange livre, dont les symboles différaient de l'habituelle écriture, lui tomba des mains et s'ouvrit. En un instant, un éclair lumineux le foudroya au visage, le faisant tomber à la renverse. Il s'écrasa lourdement sur le sol, mais ne semblait souffrir d'aucuns maux. Doucement, il se releva et s'approcha avec méfiance du livre encore ouvert sur le planché. Même si la peur le prennait aux tripes, il se devait de ramasser ce livre et de le ranger avec les autres, sinon son maître s'occuperait personnellement de son cas. Prudemment, il ramassa le livre et le referma en poussant un soupire de soulagement. Il bondit de peur, lorsqu'un simple papier sortit du livre et tomba au sol. Par réflexe, il mit ses bras en avant pour se protéger. Cependant, rien ne se produisit.
Reprennant peu à peu sa respiration et un rythme cardiaque normal, il ramassa le morceau de papier et le déplia. Pris d'une grande curiosité, il lu le papier.



Soldats, Lieutenants, Majors, Capitaines et Généraux (à l'exception de Cédric que j'emmerde avec volupté),
Je vous salut.

Vous n'êtes pas sans savoir que j'ai été la victime d'un coup d'état parfaitement calculé et planifié par les individus qui sont au pouvoir actuellement. Mais l'intention de ce message concernant l'Armée n'a pas pour but de rendre illégitime ce coup d'état ou non. Je vous écris pour que nous parlions du Futur.

Qu'est-ce que vous réserve le Futur actuellement? La Mort.
Est-ce que cela peut-être changé? Oui.
Comment? Avec notre sueur et notre sang.

Je m'explique: Il a quelques semaines, j'ai fait organiser une réunion avec les porteurs des armes sacrées par des moyens qui resteront secrets. Chose faite, nous avons procédé à un rituel fort étrange qui a fait sortir du néant un Oracle. N'ayant jamais vu celui qui est venu la première fois, je ne peux attester si c'est le même ou non...qu'importe! Ce qui compte, c'est qu'il nous a annoncé notre Mort en tant que Civilisations et Monde.

Les "Forces" de ce Monde ont changé de main, elles ne sont plus aux services de la capricieuse politique de je ne sais quelle Nation mais au mains d'un individu qui s'est révélé fort pragmatique à travers les siècles, je parle bien entendu de Drak'taon. L'Oracle a été clair, l'anéantissement est à nos portes.

Regardons l'armurie de Manium: L'épi, symbole de prospérité et le bouclier, symbole de protection. Prospérité? À quel niveau? Économique...peut-être. Sociale? Sûrement...Politique? Bof. Militairement? Fantasme! Si on considère que ce bastion est un lieu prospère et viable à la survie de l'Humanité...Voila qui est un aller simple pour la Mort.

Le Bouclier...symbole de sécurité! Certes, vous êtes peut-être en sécurité, je n'en doute point. Mais à quel prix? Au prix d'une passivité fatale. Dans ma jeunesse, j'ai vu une pieuvre attaquer un mollusque dans une bouteille....le mollusque était en sécurité derrière sa paroi de verre, la pieuvre travaillait...travaillait pour chercher la faille. Cela durant quelques dizaines de minutes, mais elle finit par ouvrir la bouteille. Elle y plongea ses tentacules et retira le mollusque qui se fit dévorer sans résister. J'ai servi à vos côtés comme soldat, comme officiers et comme Empereur, je sais que vous n'êtes pas de ce genre, Soldat de l'Empire.

L'Empire est un instrument politique qui s'est formé et maintenu grâce à l'Armée. Il se doit donc de la respecter et de lui fournir les éléments essentiels à son bon fonctionnement et ceci à tous les niveaux (Officiers, formations et équipements).

Maintenant, regardons votre condition. Vous rappelez-vous qui détenait le pouvoir avant que j'impose la Loi Martial pour sauver l'Armée? Bryte. Qui est au pouvoir maintenant? Bryte. Quels officiers peuvent défendre vos intérêts? Sûrement pas ce castra de Calgar...un fils de noble qui a eu ses décorations car sa mère fut engrossée par le bon mâle ou encore cet édenté de Cédric qui a su faire force plaisir orale au pouvoir actuel. Par conséquent, vous ne pouvez dire que personne ne vous représente à votre juste valeur. Quand j'étais Empereur, je peux sans honte affirmer que j'ai oeuvré pour vous et avec vous. J'ai été l'Empereur-Guerrier. Bryte ne se caresse uniquement devant l'Ordre des Mages, une institution politique de penseurs et de faibles qui se cachent derrière vos boucliers pour finalement continuer à vous dénigrer.

Pensons à ce que Bryte a fait après la Loi Martial, il est parti avec la plupart des soigneurs, avec tous les mages, la marine et bien des civils. Laissant les Patriotes derrière...seul avec leurs capacités d'adaptation. Mais nous avons été forts, rappelez-vous en! Rappelez-vous l'immigration de spécialistes provenant de Britain pour compenser l'acte honteux de votre Empereur actuel. Il est revenu après quoi? Après que je lui ai promis qu'il garderait ses fonctions de Conseiller Impérial. Voilà l'abeille devant le Miel. Il n'a pas agit pour l'Empire, il a agit pour son Pouvoir. J'ai risqué ma tête pour l'Armée afin qu'elle soit de nouveau respectée. J'ai conservé le Pouvoir afin de s'assurer que JAMAIS PLUS celle-ci serait dénigrée comme Bryte l'avait fait....mais bon, j'ai échoué. Relisez la Loi Martial et rapellez vous les bienfaits que vous, Patriote de l'Empire avez gagnés.


Laissons l'historique de votre situation et penchons-nous sur le Futur. Vous êtes cloîtrés comme des jeunes vierges à Jhelom. L'Empereur et son conseiller se sont trop efféminés pour agir sur le Front. Ils préfèrent mettre des effectifs à ma poursuite au lieu de tenter quelque chose de concret. Voyons les deux conclusions sommaires que nous pouvons en tirer:
1- L'Empire actuel veut l'arrestation et la mise à mort du porteur du Glaive Imperius. Agent désigné et encore approuvé par Odos pour tuer Drak'taon. Par conséquent, l'Empire actuel veut la mort d'un des moyens pour mettre fin à Drak'taon. Pour me forcer à agir, ils ont assassiné mon neveu ainsi que ma seule fille.
2- L'Empire est passif. Aucune mission est envisagée ou exécutée sur le continent ou autre (à l'exception de missions d'assassinat dans lesquelles l'Empereur et son conseiller partage la première ligne). Par conséquent, l'Empire actuel préfère jouer le rôle du mollusque. Vous connaissez la fin concernant cet animal marin.

Alors, comment s'assurer que vous survivrez à cette Guerre ainsi que vos familles? C'est simple : devenez le Glaive. Rejoignez-moi. Je n'ai pas perdu cette flamme guerrière malgré l'amerturme qui m'envahit quand je pense à l'Empereur. J'ai été un officier digne avec vous. Rappelons-nous la Campagne d'Eranis ou j'ai planifié la reprise de notre Capitale des mains de l'Ennemi. Rappelons-nous la prise du Fort de la Croisée des Chemins avec l'Alliance. Rappelons-nous la libéralisation du Désert des forces de Drak'taon par l'Alliance et nous. Oublions l'annexion de celle-ci car c'était la Volonté de Bryte : il voulait expérimenter sur leurs enfants afin de savoir pourquoi ceux-ci étaient immunisés à la Magie. Rappelons-nous cette mission risquée qui comportait de braves patriotes volontaires qui ont combattu à mes cotés sur Avatar. J'ai été sur tous ces fronts et je n'ai jamais demandé de mes hommes ce que je ne pouvais pas faire. J'ai souffert et saigné autant que vous car je suis un Soldat.

Je suis l'Homme des Initiatives. Il ne s'agit pas ici de former un corps militaire pour faire la Guerre Civile, non. Il s'agit ici de mon corps militaire, formé avec l'Élite de nos armées pour combattre Drak'taon efficacement et libre de toutes emprises politiques. Voila comment nous reprenderons ce qui nous ai du : par la force. Il ne s'agit pas de s'agenouiller dans un Empire pieux pour que Drak'taon meurt. Il s'agit de remettre son armure et d'envoyer paître avec vigueur et virilité ce MAGE qu'est Drak'taon.

N'ayez rien à craindre, l'Empire actuel est un Empire de "Liberté" dans lequel "Le temps des craintes de représailles de la part de ses propres frères est enfin terminé! " Pour citer votre Empereur. D'ailleur, ce n'est pas un crime de combattre activement pour la survie de sa famille (Valeur si importante maintenant). Quittez l'Armée régulière et rejoingnez Le Glaive. À Skara Brea, il y a des maisons vacantes. Allez-y, je contacterai les braves patriotes là-bas. Cependant, restez uniquement dans la zone des fermes...sans quoi je ne garantis rien.

Pour conclure, Le Glaive est une organisation armée et paramilitaire ayant pour but l'extermination de Drak'taon dans des délais urgents. Le Glaive n'est pas un outil politique ou de vengence envers l'Empire, c'est un rassemblement de militaires qui ont combattu avec William de Forthor et qui lui reconnaissent ses compétences au niveau martial et stratégique. Le Glaive obéit à ses Lois qui seront adoptées avec l'Etat-major qui le constitura et présentées aux soldats. Le Glaive n'a pas d'allégence politique et par conséquent n'est pas soumis au décorum politique jugé handicapant pour la Cause. Les grades seront fournis en prennant compte de la compétence et non la famille.

Je vous préviens, rien ne sera facile mais l'Histoire nous rendera grâce à travers les générations futures.

Discipline et Force.

Seigneur de Guerre, William de Forthor.




Ce qu'il venait de lire, le sidéra. De quand datait ce papier. Etait-ce les elfes noirs qui l'avaient écrit. Non, ce n'était pas possible, William était un nom que seul les humains comme lui portait. Et surtout, ce texte parlait de vaincre Drak'taon, le seigneur du monde. Il n'en revenait toujours pas, cela signifiait qu'il fut une époque où Drak'taon ne gourvernait pas les hommes et les autres espèces et qu'il était férocement combattu. Beaucoup de choses lui étaient totalement inconnues dans ce texte. Aucunes des villes citées existaient, ou bien leurs noms avaient été remplacés par les elfes noirs lors de leur prise de pouvoir. Mais cela expliquait beaucoup de choses et surtout les architectures qui différaient entre les deux villes qu'il avait eu l'occasion d'aller en suivant son maître.
D'un seul coup cela lui sauta aux yeux, il venait de lire... alors qu'il n'avait jamais appris... mais quel était cet étrange pouvoir qui l'avait frappé en ouvrant le grimoire ? Il décida de le ramasser et de conserver le discours. Il prendrait le temps de les étudier une fois à l'abri des regards. Cependant, il savait que s'il se faisait prendre en possession de ces deux choses, il se ferait tuer dans d'attroces souffrances.
Il termina de ranger les livres et au soir, une fois sa besogne terminée, il demanda à son maître s'il pouvait se retirer dans sa chambre.

# Posté le lundi 09 juin 2008 13:32

Chapitre 1

Le jeune homme d'à peine 16 ans pénétra dans une sombre pièce se trouvant sous de la bibliothèque. La porte de la pièce était faite dans un bois complètement miteux qui menaçait à chaque ouverture de s'effondrer en poussière. Kaldor se dirigea instinctivement dans la pièce plongée dans la pénombre. Il sortit de sa poche deux petits silex et les frotta l'un contre l'autre pour générer des étincelles. Après quelques instants, une petite flamme apparut au bout d'une bougie, éclairant la pièce minuscule et lugubre. Un tas de paille posé au sol, servait de lit à Kaldor. Seules les puces devaient le trouver confortable, d'autant que chaque soir, elles avaient repas à domicile. Une odeur de moisi régnait dans la pièce. Le reste de celle-ci était vide, si on oubliait de signaler les différentes toiles d'araignées dans les coins, les trous de souris, ainsi que la poussière environnante.

Kaldor repoussa d'une main ses longs cheveux noirs qui lui arrivaient à mi-dos. Il s'assit sur son tas de paille et sortit de dessous sa chemise le grimoire. Toute la journée, il avait été prit par la curiosité d'ouvrir à nouveau cet étrange livre, mais maintenant qu'il pouvait le faire sans s'attirer le courroux de son maître, il n'osait pas le faire. D'innombrables questions lui traversaient l'esprit, entre autre, il craignait ce qui allait se passer une fois le grimoire ouvert, se souvenant de la première fois et de l'éclair lumineux. Il prit alors quelques instants pour analyser le livre. La couverture semblait avoir été réalisée à partir de cuir rigidifier par un procédé inconnu. Des entrelacs étaient dessinés et formaient des symboles qu'il ne comprenait pas.

Il posa ses doigts sur le rebord de la couverture, prit une bonne inspiration, ferma les yeux et ouvrit lentement le grimoire. Lorsqu'il le fut complètement, Kaldor ouvrit les yeux. Sur la première page, il put lire les mots suivants : « Livre du paladin ». En bas, il remarqua qu'il avait été signé par Sire William De Forthor, Paladin d'Odos. Ceci expliquait pourquoi le discours se trouvait à l'intérieur du grimoire puisque son propriétaire était aussi l'écrivain du morceau de papier.

Toujours avec lenteur, Kaldor tourna la première page, mais la crainte de voir surgir un éclair de lumière commençait peu à peu à le quitter pour être remplacée par une immense curiosité.

Sur la seconde page se trouvait le dessin d'un homme à genoux posant ses mains entourées d'un halo lumineux sur un semblable allongé au sol. « Apposition des mains » était écrit en grosse lettre.

Lorsqu'il tourna la page, il vit qu'un papier manuscrit, identique à celui qui était tombé du grimoire la première fois, était coincé dans le milieu. Il ne prit pas le temps de regarder ce qui était sur la page et déplia le parchemin.



Mes salutations lecteur, enfin même s'il n'est guère le temps à faire ce genre de politesse, du moins pour ma part,

Bien sûr, si tu es un sodomite d'elfe noir ou un avaleur buccale de Drak'taon, je te prierais de bien gentiment reposer ce grimoire, d'oublier que je t'ai salué et de t'ôter la vie.

Je suis Sire William de Forthor, Seigneur de Guerre, anciennement Empereur mais c'est une vieille histoire de quelques moi. A supposer que si tu lis ce grimoire, c'est que la dernière défense contre Drak'taon vient de s'effondrer. Alors je t'apporte mes excuses pour cet échec, nous nous sommes trop affaiblis dans les querelles. Le livre que tu détiens entre les mains, est la liste de la magie des paladins. Cette magie est ce qu'on pourrait qualifier de négative pour la nécromancie. Drak'taon a toujours exercé une certaine envie de la voir disparaître, mais voyant que nos remparts allaient céder, mettant un terme au monde comme nous l'avons conçu, j'ai, à l'aide de quelques mages, lancés un sort à mon grimoire pour qu'il puisse un jour tombé entre les mains d'un élu. Bien sûr, c'était approuver la théorie que Drak'taon ne mette pas à mort l'ensemble des citoyens des peuples de l'alliance, mais il semblerait qu'elle soit juste. Je n'ai hélas pas eu le temps de rédiger l'ensemble des tactiques que nous avons mis en place ou d'expliquer comment vaincre le nécromancien. C'est pourquoi, j'ai laissé entre quelques pages du livre, l'ensemble des missives que j'ai pu entretenir avec des membres de l'alliance. Tu y trouveras beaucoup d'informations à ce sujet.

Force et Honneur,

William de Forthor, Seigneur de guerre.




Kaldor entendit les marches grincer, il referma alors prestement le grimoire et le cacha sous la paille de son lit. La porte s'ouvrit avec fracas, un elfe noir en armure pénétra dans la petite pièce. La lueur dégagée par la bougie lui donnait une allure de géant. Il mit sa main à la garde et lança un regard inquisiteur vers Kaldor.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 06:28

Chapitre 2

La lame s'enfonça avec précision dans la chair de la créature humanoïde, lui perforant le c½ur. Une gerbe de sang suivit l'épée qui se retira avec rapidité de sa victime, tâchant l'armure du guerrier. La créature tomba à genoux en poussant un cri d'agonie avant de mourrir.
Son casque devenait étouffant de chaleur, mais cette protection lui était essentielle et montrait le bon exemple aux jeunes recrues. Cependant, un Général se devait de veiller sur chacune d'entre elle pendant les batailles, surtout sur les plus intrépides qui risquaient inconditionnellement leur vie. Lui-même fut une jeune recrue téméraire, en revanche, sa condition physique et ses techniques étaient sans égale dans tout l'empire.
William leva son épée et para un coup de hache qu'un de ses ennemis tentaient de lui porter. Il envoya valser la créature grâce à un violent coup de pied à l'estomack. Cette dernière s'écrasa lourdement au sol le souffle coupé. Le puissant guerrier en profita pour foncer et lui trancha la tête au moment où elle tentait de se relever. Celle-ci roula quelques mètres plus loin au grand détriement d'un autre ennemi qui glissa dessus et alla s'empaler le dos sur une lance abandonnée au milieu du champ de bataille. William sourit largement sous son casque en se rendant compte de la scène, il lui était clair qu'Odos les soutenait dans ce combat.
William jeta un coup d'½il sur ses soldats. Un élan de fierté l'envie, lorsqu'il vit que ses soldats formaient une ligne parfaite et sans faille, tel qu'il leur avait inculqué durant les longues heures d'entrainements. A l'arrière les mages de l'empire s'occupaient de lancer des séries de sort qui refermaient les blessures ou les protégeaient contre les coups d'épée. Quelle puissante nation ! Non, il ne pouvait pas perdre l'assaut contre ce campement d'orcs débiles.

La bataille continua en faveur des troupes impériales. Les orcs s'écrasaient sous les coups de lames et de boucliers. Cela ravissait William, qui n'avait pas vu le combat autrement. Les troupes d'orcs étaient désorganisées, leur équipement était faible et leur maîtrise de la lame inexistante. Alors que les soldats impérials portaient tous au minimum une armure de plaque en fer et avaient suivi un rude entrainement sur les tactiques et les techniques militaires.
William conservait malgré tout une vigilance accrue. Depuis qu'il combattait contre Drak'taon, il savait qu'il devait s'attendre à tout de la part de ce nécromancien de malheur.


Drak'taon avait fait son apparition il y a bien des années auparavant. Ténélia ne comportait alors que deux peuples ayant réussit à construire des nations. Bien sûr d'autres communautés existaient déjà mais ils étaient incapables de s'entendre entre gens de la même race pour concevoir quelques choses entre eux. Les deux peuples étaient les Bëltaras, des elfes, et les Moragores, des humains, les ancêtres de l'empire Danevers. Ils vivaient en prospérité, n'ayant pour seuls soucis les incessantes tentatives désorganiser des orcs et quelques autres bestioles pour envahir leur territoire. Les Moragores étaient cependant de puissants mages aidés d'une vigoureuse armée. Ils leur étaient faciles de repousser et de détruire toutes les races qui tentaient de pénétrer leur territoire. Quant aux Bëltaras, ils avaient de formidables archers et vivaient dans une fôret enchantée qui les aidait à vaincre les créatures.

Un jour, Drak'taon apparut de nul part à la tête d'une armée de démon, de mort-vivants et d'autres créatures. Il vainquit grâce à ses pouvoirs tous ses opposants, et détruisit la quasi totalité de la population Moragore et Bëltaras. Les deux peuples qui se connaissaient mais ne s'appréciaient pas forcément, unirent leur force et réussirent à porter un coup dur au mage noir. Ils n'avaient trouvé aucun moyen de le détruire, alors ils décidèrent de l'envoyer dans un monde parallèle grâce à la puissante magie Moragore associé à celle des Bëltaras. Les démons perdirent alors leur capacité à rester dans le plan des hommes et des elfes. Les morts-vivants oublièrent le but de leur maître et se séparèrent à plusieurs endroits de Ténélia, en restant surtout au niveau des cimetierres. Les autres créatures retournèrent dans leurs villages, tanières et autres.
Malheureusement, les villes des moragores avaient été complètement détruites. Le savoir conservé dans les manuscrits avait brulé. Les moragores se séparèrent alors en deux peuples bien distincts. Les premiers, influencés par la culture des Bëltaras, décidèrent de vivre dans la fôret et de rendre hommage à la nature. Les seconds voulurent reconstuires la puissante nation moragore, mais beaucoup de choses avaient été perdues, ils décidèrent alors de changer de nom de nation et de se faire nommer les Danevers. Quant aux Bëltaras, leur fôret avait été détruite en partie, mais leurs villages n'avaient pas été touchés. Seulement, une dissension politique fit qu'un grand nombre d'entre eux décidèrent de quitter la fôret et de partir sur la mer. Ils atteignirent une île complètement glacée au Nord. Peu à peu, ils s'acclimatèrent à l'environnement et leur peau prit une couleur bleue foncée.
Quant à Drak'taon, il avait perdu énormément de sa puissance, mais vivait encore. Pendant plusieurs années, il avait laissé ces nouveaux peuples vivrent en paix, mais regagnait peu à peu sa puissance. Il refit alors son apparition mais beaucoup moins férocement. Ainsi, pour ne pas refaire les erreurs du passé, les peuples décidèrent de former l'alliance pour combattre leur ennemi commun.


William aperçut des archers à l'arrière des troupes d'orcs. Il hurla de toutes ses forces.
- Soldats, portez haut vos boucliers, nous avons des archers en face.

Tous les soldats à proximité exécutèrent l'ordre et levèrent leur pavois de la taille d'un homme au-dessus de leur tête. Cet ordre fut transmit de bouche à oreille par l'ensemble des soldats de l'armée. Les mages se rapprochèrent d'eux pour être couvert par les boucliers. William savait qu'il allait perdre plusieurs hommes de premières lignes. Ils ne pouvaient pas se protéger des flèches et des lames en même temps. Malgré tout, ces hommes savaient que leur sacrifice était nécessaire à la survie des secondes et troisièmes lignes.
Le soleil se couvra rapidement. Une nuée de flèches se dirigeait vers les forces au sol. William ouvrit le ventre d'un orc et le botta d'un coup de pied pour destabiliser les autres qui arrivaient derrière lui. Il leva alors son bouclier au dernier moment et s'agenouilla pour mieux encaisser le choc des multiples flèches qui se fracassaient sur son bouclier au reflet bleu. Ces projectiles n'avaient aucune chance de traverser ce pavois réalisé dans l'un des minerais le plus rare et résistant de Ténélia, à savoir l'Aqua.

Finalement, très peu de soldats de la première ligne tombèrent grâce à leur armure de plaques, mais quelques flèches trouvèrent les failles de ces dernières et blessèrent certains d'entre eux. Les autres lignes, ainsi que les mages n'avaient subit aucun dégat. L'armée de l'Empire Danevers était la plus entraîné de tous les peuples, il était rare que cette dernière subissent des pertes.
Passé la salve de flèche, les mages reprirent leur besogne et soignèrent les soldats de première ligne qui avait été blessé. L'école de magie avait fait de nombreuses recherches pour obtenir des sorts capables de guérir à bonne distance pour éviter aux mages d'être proche de l'ennemi tout en apportant un soutient important aux soldats. Ces derniers ne portaient pas d'armure, mais des toges et capes faites à l'aide d'un tissu enchanté, qui augmentait leur pouvoir magique et leur offrait une certaine protection contre les sorts. Mais une épée ou une flèche aurait tôt fait de déchiqueter le tissu et leur chair.

William se tourna vers la cavalerie qui avait jusqu'alors été mise à l'écart. La stratégie Danevers se basait toujours sur la cavalerie pour abattre les troupes d'archers. Cette civilisation vivait essentiellement sur les valeurs qu'offraient l'honneur, et l'arc avait été décidé comme étant une arme déshonnorante. C'est pourquoi l'armée impériale ne possédait aucun archer dans ses rangs pouvant leur permettre d'abattre des ennemis à distance.

- Cavalerie, mettez en pièce cette ligne d'archers avant la deuxième salve de flèches.

Les destriers partirent tous en rangs serrer, formant une ligne aussi droite que l'honneur des Danevers. Les troisièmes, deuxième et première ligne s'écartèrent instinctivement en entendant les chevaux derrière eux pour laisser passer les cavaliers. Ils pénétrèrent sans aucune difficulté les troupes orcs, les fauchant au passage à l'aide de leur longue hallebarde.
Arrivant en face des troupes des archers, ces derniers prient par la peur decidèrent de tirer leur deuxième salve de flèches en direction des cavaliers qui arrivaient à toute allure. Les chevaux étaient armurés, et les cavaliers également. Ainsi la plupart des flèches glissèrent sur les armures ne provoquant aucun dégat. Les archers furent déchiquetés, écrasés et pulvérisés.
William qui avait suivit l'action tout en se débarrassant de quelques orcs avec facilité, souriait laissant de larges gouttes de sueurs lui tombées dans la bouche.

Cependant, derrière la troupe d'archer, il aperçut une troupe de créature portant des armures d'un noir pur. Jamais les orcs n'avaient eu la capacité de concevoir de telle armure, ils étaient bien trop stupides pour apprendre l'art de la forge. D'autant plus que cette couleur faisait grandement penser à la roche noire, un minerai fortement résistant mais ayant une grande densité, ralentissant les mouvements de ceux qui la portaient. Par malheur, les épées en fer n'allaient être d'aucun secours pour perçer un tel minerai.

Avant que ce nouvel ennemi ne soit à portée, la cavalerie repassa au milieu des quelques orcs encore vivant, fauchant ceux qu'ils pouvaient et mettant les autres en fuite. Ils reprirent alors position derrière les troupes de soldat au sol. Rapidement, les Danevers se remirent en position, prêts à recevoir les ordres de leur général face à ses troupes qui se faisaient de plus en plus nombreuses au fil qu'elles s'avançaient vers eux.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 05:20

Chapitre 3


L'elfe jeta un rapide coup d'½il à l'ensemble de la pièce et posa son regard sur Kaldor. Ce dernier était toujours assis sur la paille et soutenait son regard. Cet acte lui valut de se prendre un violent coup de pied dans la tête, lui brisant deux dents et ensanglantant sa bouche. Kaldor se tint la bouche en retenant tant bien que mal un cri de souffrance. Le sang coula entre ses doigts et vint tâcher le sol poussiérieux.

- Misérable être, comment oses-tu me manquer de respect. Maintenant lèves-toi et suis-moi.

Kaldor ne comprennait pas pourquoi ce guerrier était venu le chercher, mais il se devait d'obéir. Ainsi, il suivit l'elfe habillé d'une armure de plaques noirs, il reconnut la ceinture de corps identifiant que c'était un officier dans l'armée.
Dans la salle de la bibliothèque, des dizaines de guerriers s'afféraient à retourner toutes les étagères. Kaldor ne put s'empécher de s'arrêter, hébété, devant ce spetacle qui mettait tout son travail à sac. Ceci lui valut un violent coup de coude de la part de son tortionnaire.

- Arrête-toi encore une fois et je te coupe une main, dit-il en ricanant pendant que Kaldor le souffle coupé était plié en deux.

Ils se dirigèrent vers les géôles de la ville, l'endroit le plus redouté par tous les esclaves, étant donnée que jamais aucun d'entre eux n'en était ressortit vivant... La peur au ventre, Kaldor cherchait désespérément un moyen de s'enfuir mais cela s'avérait fortement difficile. Même si par la plus grande des chances, il réussissait à échapper à l'elfe noir qu'il suivait, les gardes qui surveillaient la ville auraient tôt fait de le rattraper.
Ayant envisagé le même scénario, l'elfe noir serra fortement le bras de Kaldor pour l'empécher de mettre à éxécution son plan.
Les géôles étaient un bâtiment immense, monté sur 8 étages et comportant 5 fenêtres barrées par des tubes d'acier, de chaque côtés du bâtiment. La couleur des murs extérieurs était blanche d'une pureté incomparable comme l'ensemble des bâtiments de Wind.
L'elfe noir frappa copieusement à la porte de bois massif et s'annonça.

- Lieutenant Azraël, ouvrez Soldat !!!

Quelques bruits de pas se firent entendre et une petite planche glissa de la porte pour laisser paraître une petite fenêtre. La planche fut remise et après quelques bruits métalliques de clé dans une serrure la porte fut ouverte.
Le soldat qui avait ouvert, s'était mit au garde à vous. L'entrée comportait un petit comptoir sur la gauche fait de bois et le fond de la pièce était composé d'une série de coffre comportant des numéros. Kaldor laissa supposer que c'était les coffres pour conserver les biens personnels des prisonniers. Sur la droite un escalier montait à l'étage supérieur et juste en dessous de ce dernier un escalier permettait de descendre dans les sous bassements. Quand au sol et aux murs, ils étaient fait de marbre blanc dont les ombres flottaient à leur surface au rythme des torsions de flammes des torches accrochées aux murs.

- Repos Soldat, conduisez ce traitre.
- A vos ordres, Lieutenant.

Traitre !!!!! Comment savait-il pour le livre... il venait tout juste de le trouver ? Le soldat quitta sa position et empoigna Kaldor en se dirigeant vers l'escalier qui permettait d'accéder à l'étage supérieur.

- Attendez Soldat,

Le soldat s'arréta et regarda son supérieur en attendant ses ordres. Kaldor ne put s'émpécher de poser son regard sur l'elfe pour le jauger un peu plus.

- Emmenez-le dans la salle de torture. Je vais m'occuper de lui moi-même.
- Bien mon Lieutenant.

Azraël ne put repousser un large sourire de satisfaction en voyant le visage de Kaldor sombrer dans la peur.
Tétanisé, Kaldor n'osait plus marcher. Seulement une bonne gauche du soldat le remit rapidement à la réalité.

- Avance-toi ou je te trainerais moi-même dans les marches, enfoiré.

Kaldor obéit en pensant à ce qui allait lui arriver. Ils descendirent alors les marches. Une odeur nauséabonde de cadavres en décomposition lui chatouillait allègrement les narines. Cette puanteur était facilement explicable, une pile de cadavre avait été faite dans un coin de la pièce lugubre. Cette dernière était immense mais ne comportait aucune cage, seulement des chaînes, fait d'un métal rouge, accrochées aux murs. Le sol de la pièce avait été réalisé à l'aide de pierres classiques et la plus part d'entre elles, ainsi que les murs, étaient tâchés par le sang. Plusieurs établis, également tâchés de sang, étaient placés un peu partout dans la pièce, sur lesquels reposaient divers ustensils de torture.
Kaldor eut un frisson dans le dos en jugeant chacun d'entre eux, cependant il ne voyait pas encore très bien à quoi pouvaient bien servir la plupart des outils.
Le soldat accrocha Kaldor à l'une des chaînes et lui fit un sourire entendu.

- Bienvenu dans ta nouvelle demeure, tu n'en ressortiras qu'une fois que le lieutenant aura décider de te laisser mourir. Je serais toi, je lui dirais tout ce qu'il veut savoir... Enfin le lieutenant Azraël n'est pas très réputé pour laisser partir ses jouets aussi rapidement, il faut admettre qu'il prend un certain plaisir à entendre couiner les gens de ton espèce.

Le Soldat partit en lançant un ricanement qui acheva la volonté de Kaldor. Un autre homme était accroché à des chaînes, un peu plus loin dans la pièce, trop sombre pour voir le visage de ce dernier.

- Vous aussi, vous avez été victime d'un malentendu, demanda Kaldor à l'homme
- Non pas vraiment...
- Cela fait combien de temps que vous êtes accrochés ?
- Hmm, je dirais bien 5 heures et vous que vous repproche-t-on.
- Je ne sais pas réellement mais ils ont parlé de moi comme étant un traitre
- Ah !! Mais dès le moment que vous ne leur obéissez pas, vous êtes un traitre pour eux ! Pourriture d'elfes noirs.

Kaldor n'avait jamais entendu un esclave parlé avec autant de haine des elfes noirs. Habituellement, les esclaves suivaient un endoctrinement sévère et n'avaient jamais de pensées négatives envers les elfes noirs, même lorsque ces derniers les traitaient avec autant de haine.

- Tiens une question pour le plaisir, puisque je vais très certainement mourir sous peu. Savez-vous qui sont vos parents ? L'homme parut sourire en posant cette question à Kaldor.

Le problème est que Kaldor ne comprennait pas la question.

- Mes parents ? Qu'est ce que des parents ? Vous vous parlez de mon maître, il se nomme Grash'Kar'aï.
- Je vois, vous êtes également né de leur usine à esclave. Enfin bref, je connais bien votre maître.
- Usine à esclave ?? s'exclama Kaldor.

Des bruits de pas se firent entendre dans les escaliers, coupant court à la conversation.

- Ne dites plus rien mon ami, termina l'homme.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 07:00

Chapitre 4

William jugea rapidement les forces ennemies qui se mettaient en place. La bataille qui s'annonçait allait promettre quelques difficultés que les orcs n'avaient pas opposées. Ce nouvel ennemi semblait organiser car des rangs stricts s'étaient formés et ne laissait paraître ce qui se déroulait quelques mètres derrière eux, promettant certaines surprises que William redoutait. Son esprit de tacticien hors-pair, analysa rapidement la meilleure stratégie à mettre en ½uvre pour obtenir la victoire avec le moins de perte possible.
William monta sur son destrier et se tourna vers ses forces armées qui se tenaient devant lui en rangs serrés


- A travers les nombreuses guerres que l'Empire a traversé, certains soldats se sont démarqués par leur Bravoure, Compétence et Patriotisme.

William jugea ses hommes et un seul coup d'½il lui permit de voir que le combat contre les orcs les avaient fortement épuisés. Cependant, dans leurs yeux, il n'y avait aucun doute, aucune peur. Un élan de fierté emplit le c½ur du général.

- L'Ennemi harcèle sans relâche nos frontières démontrant sans cesse sa motivation à mettre fin à l'Honorable Dessein qui est l'Oeuvre de l'Humanité en ce monde. Vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes le pillier de ce Monde, nous l'humanité, notre vie est éphémère certes mais nos capacités infinies. C'est pourquoi nous devons concentrer tous nos efforts dans un sens commun: l'Armée.


Si le discours les avait touchés, les soldats ne le montrèrent d'aucune façon, la discipline était le mot de d'ordre.
William se tourna vers l'un des officiers qui l'accompagnait.

- Lieutenant Flavius, j'aimerais que vous partiez avec un mage pour Tanelorn. Faites demander Dame Héléona et expliquez-lui la situation en lui rappelant le pacte qui fut signé par nos ancêtres. Nous avons besoin de leur force pour vaincre ce nouvel adversaire. Cependant, faites-lui bien savoir que ceci est une initiative sans aucun rapport avec l'alliance, ainsi c'est par l'ancien pacte que je fais appelle à eux et non par l'intermédiaire de l'alliance.
- A vos ordres mon général.

Flavius fit un rapide salut militaire et lança son cheval au trot pour rejoindre un mage habillé d'une toge bleu et arborant une apparence de jeune homme dans la vingtaine. Le lieutenant mit pied à terre en sautant de son cheval, sa puissante musculature lui permit d'encaisser le poids de son armure sans aucune difficulté.

- Eliadus, William m'a chargé d'aller sur les terres Narhim. As-tu une rune qui pourrait nous y conduire.

Le jeune mage le toisa du regard. Il trouvait bien bas de la part de William de tenter de le découvrir alors que la situation exigeait de lui une concentration pour préparer ses forces armées.

- Non je n'ai pas de rune de Tanelorn dit-il en secouant la tête et en baissant le regard.
- Bordel Eliadus, ce n'est pas une tentative pour t'accuser d'avoir posé les pieds sur les terres d'un autre peuple de l'alliance. La situation est sérieuse et si William a jugé bon de rappeler à nos alliés l'ancien pacte d'alliance, c'est que cette dernière risque de tourner en notre défaveur. Alors je te repose la question une dernière fois. As-tu une rune pour aller sur Tanelorn ?

Eliadus gromela, il aurait préféré garder cette rune pour lui seul. D'autant plus, on allait sûrement lui reprendre à la fin de cette bataille et il ne pourrait plus aller chasser l'ours polaire en paix.

- Humm oui humm dit-il en gromelant.
- J'ai rien compris, articule merde.
- Oui j'en ai une, fait chier...

Flavius fit un large sourire.

- Parfait, maintenant je peux te conduire aux géôles de l'empire, tu seras sûrement jugé rapidement par l'empereur.
- QUOI !!!!!!!!!!

Eliadus semblait en panique, alors que Flavius venait d'exploser de rire.

- Calme-toi, je déconnais.
- Pfff... Ce n'est pas drôle.
- Je t'assure que si tu avais vu ta tête.
- Nia nia nia nia !
- Bon trêve de plaisanterie, mène-moi à Tanelorn, je te pris.

Eliadus sortit un grimoire de couleur jaune de sa besace. Il le feuilleta rapidement et s'arrêta brusquement à une page. Il fit glisser d'une façon précise son doigt sur la page et dans un éclair de lumière accompagné d'une petite détonation, une étrange pierre noire et reluisante apparut. Le mage prit la pierre et rangea le grimoire dans sa besace.

- In vas corp port

En quelques gestes rapides et une incantation, un halo de lumière jaune aussi grand qu'une porte apparut devant lui.

- Et voilà, le portail vers Tanelorn est ouvert. On peut y aller.

Sans aucune hésitation, Flavius s'enfonça dans le halo et disparut. Eliadus fit de même. Quelques secondes après, le halo se dissipa en faisant un léger bruit ressemblant vaguement à une plainte.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 09:30